Lebenslauf


Otto Spalinger

Ich kam am 26. August des Jahres 1935 in Marthalen (CH), einem kleinen Bauerndorf im Zürcher Weinland, auf die Welt. Meine Jugendzeit verlief glücklich mit meinen Eltern. Der Zweite Weltkrieg tobte in Europa; ein Korb mit dem Lebensnotwendigsten für drei Menschen stand im Keller für eine eventuelle Flucht bereit.
Die Primar- und Sekundarschule besuchte ich im alten behäbigen Marthaler Schulhaus in dem wir auch wohnten.
Mein Nachbar, der Kunstmaler Carl Wegmann, prägte meine Jugendzeit sehr stark.

Sehen, zeichnen und malen lernte ich von ihm, beim Aufgaben machen und in der Freizeit.
Die Möglichkeit, einfache Linol- und Holzschnitte zu machen und dieselben auch in der Schülerzeitung eigenhändig zu drucken, gab mir mein, für die damalige Zeit, sehr fortschrittlicher Sekundarlehrer A. Leimbacher.

Meine vierjährige Lehrzeit als Graphiker war sehr streng. Fünf Tage im Atelier bei Eugen Uhl, ein Tag Kunstgewerbeschule Zürich und drei bis vier Abende Weiterbildungskurse an derselben Schule (Aktzeichnen, Modezeichnen, Kalligraphie und Schriftzeichnen). Woche für Woche während vier Jahren.

Nach einer fünfwöchigen Reise nach der Lehre (verbunden mit einem Standaufbau in Belgrad) durch Jugoslawien, Griechenland und Italien entschied ich mich für die Selbstständigkeit.

Ich begann meine ersten Schritte in einem Einzimmer-Wönigli in der Altstadt von Schaffhausen am 1. Januar 1956. Es brauchte damals noch keine Computer oder ähnliche Hilfsmittel. Wichtig war ein klares Auge, eine ruhige Hand und viel Kreativität.
Die ersten Monate hungerte ich mich durch. Mit dem spärlich verdienten Geld reiste ich öfters nach Paris — dort gab es soviel zu sehen und noch zu lernen.

Neben vielen Anderen wurde die Schaffhauser Industrie zu meinem Hauptkunden, wobei ich mich nie zu einem Industriegraphiker spezialisierte. Ich baute mir einen grossen, weiten Kundenkreis auf.
Einmannbetrieb zu bleiben war eine der grössten Herausforderungen bei meinem Unterfangen.

fr.

Je vis le jour le 26 août 1935 à Marthalen (CH), un petit village de paysans de la région viticole zurichoise. J’y passais une enfance heureuse avec mes parents.
Pourtant, la deuxième guerre mondiale fit ravage en Europe; il y avait toujours une corbeille prête à la cave avec de quoi faire survivre trois personnes en cas de fuite.

Nous habitions un appartement dans le bâtiment scolaire même dans lequel je fréquentais l’école primaire, puis secondaire.
Un voisin, le peintre Carl Wegmann, marqua fortement ma jeunesse.
Il m’apprit à voir, à dessiner et à peindre le monde quand je faisais mes devoirs et passais mon temps libre chez lui.

A l’école secondaire, Monsieur A. Leimbacher, un professeur à l’esprit d’avant-garde, me donna l’opportunité de faire des gravures sur linoléum et sur bois, et de les imprimer au journal des étudiants.

L’apprentissage du métier d’artiste graphique m’absorba totalement. Pendant quatre ans, ma semaine comprenait cinq jours de travail à l’atelier d’Eugen Uhl, un jour d’enseignement et trois à quatre soirées de cours supplémentaires de dessin (nu, mode, calligraphie, caractères d’écriture) à l’Ecole des beaux arts de Zurich.

Un voyage de cinq semaines à travers la Yougoslavie, la Grèce et l’Italie, y compris le montage d’un stand d’exposition à Belgrade, me décida à choisir la voie de l’artisan indépendant.
Je fis mes débuts le 1er janvier 1956 dans un petit appartement de la vieille ville de Schaffhouse. A l’époque, on n’utilisait ni l’ordinateur ni d’autres outils de ce genre. L’équipement essentiel était un oeil aiguisé, une main calme et beaucoup de créativité.

La faim m’accompagnait pendant les premiers mois, mais le peu d’argent gagné me permettait de faire plusieurs voyages à Paris où il y avait tant de choses à voir et à apprendre.
Au cours des années, j’ai pu gagner d’importants clients parmi les entreprises industrielles schaffhousoises, mais j’ai sciemment acquis une clientèle fort variée, pour éviter de devenir un spécialiste du domaine industriel.
Ma volonté de travailler seul représentait un défi particulier.